FIORE DE LUCA : DES CHAUSSURES HAUT DE GAMME, MADE IN ITALY ET TRÈS CONFORTABLES !

La fondatrice

Solutionner une problématique personnelle en créant sa propre marque, c’est ce qu’à réalisé Béatrice Bodasca ! FIORE DE LUCA est née en octobre 2017. La marque propose des chaussures très confortables et très tendances, toutes pensées par la créatrice. Tous les modèles sont fabriqués à la main en Italie et ils sont en cuir Italien à la fois sur l’intérieur et l’extérieur de la chaussure : un vrai gage de qualité !

Cliquez ici, pour être diriger directement sur l’e-shop FIORE DE LUCA

Parlez-nous de vous …

« Issue d’une famille de conditions modeste mais aux grandes valeurs de la vie, j’ai vécue une enfance si on peut dire tout à fait normale, grandie dans une famille de 4 : moi, mon frère et mes parents. Ils habitent tous en Italie, à Turin. Depuis toute petite, j’étais curieuse et j’avais envie d’avoir des responsabilités très vite. À 7 ans, j’allais à l ‘école toute seule et je me proposais pour aller chercher les courses. C’était moi qui m’occupais de mon plus petit frère, si mes parents n’étaient pas à la maison. Orientée vers l’art, j’adorais peintre de l’huile sur toile et même certains dessins ont été exposés dans des Ecoles en Europe. Souvent, dans mon coin, j’aimais m’interroger sur la vie. J’avais une grande sensibilité déjà à l’époque mdr. »

Quel est votre parcours professionnel et quelles études avez-vous mené ? Pourquoi s’être lancé dans l’auto-entrepreneuriat ? 

« En Italie, j’ai eu mon diplôme L3 en finance et gestion d’entreprise à la Fac d’économie de Turin  et à Paris j’ai obtenu un MBA en marketing de luxe et achats dans une Ecole de commerce.  L’entrepreneuriat a toujours été ancré en moi, j’ai toujours su qu’un jour j’aurai crée quelque chose à moi. Après avoir fait mes épreuves dans les grandes boîtes françaises c’était une évidence de me lancer. »

Comment décririez-vous votre personnalité ?  

« Je suis quelqu’un de dynamique et très curieuse, toujours sur des nouveaux projets et je structurée dans mon emploi de temps. Je fais du sport quotidiennement, du fitness, de la course à pied et j’aime aussi méditer au moins 15 minutes par jour. Cela libère l’esprit. Bienveillante et très proche de mes amis. Je suis déterminée, en totale confiance avec moi-même et franche, je dis toujours ce que je pense même quand cela ne fait pas plaisir. »

Qu’est-ce qu’évoque la mode pour vous ?  

« Le goût pour la mode est quelque chose avec lequel on naît, une évidence qui nous permet facilement d’associer les habits ! La mode ce n’est pas suivre les tendances mais bien avoir un style à soi, combiner de manière élégante les vêtements. »

Quand & comment est FIORE DE LUCA ?

« L’idée m’était venue à l’esprit en novembre 2016 car je ne trouvais pas de chaussures à talon assez confortables et qui ne soient pas à plus de 500€ ! Mon rhumatologue m’avait interdit les talons à plus de 3 cm et la course à pieds car j’avais développé le Nevrome de Morton aux pieds. (ça se présente par des décharges électriques qui font tellement mal, qu’il faut sortir le pied de la chaussure. Cela arrive très souvent aux femmes après leurs 50 ans. À l’époque, j’en avais seulement 25 !) C’est là où j’ai pris conscience de l’importance de bien se chausser. »

« Je me suis lancée seulement en octobre 2017 quand j’ai quitté le salariat. En avril 2018, la marque était officiellement crée. »

sandales_à_talon.jpg

Etes-vous seule dans le projet ? 

« Oui, je suis seule ! »

Pourquoi ce nom ? 

« Fiore c’est mon deuxième prénom et cela veut dire « fleur » en Italien et De Luca c’est le nom de ma grande mère au quelle j’étais très attachée depuis petite et à qui je rends hommage. »

Parlez-nous du concept …

« Je pense être la seule à fabriquer des chaussures sans passer par des intermédiaires surtout en Italie. Cela me permet d’investir cette marge dans la qualité du cuir. Souvent, les marques paient quelqu’un pour faire du Sourcing et les mettre en contact avec les ateliers ou les usines. De coup, je décide des modèles que je veux fabriquer, puis quelques mois plus tard, je les reçois. Une fois disponibles en ligne, ils partent directement vers la personne concernée. Court circuit, fabrication en toute transparence, à proximité et une relation client très proche. »

Pourquoi les chaussures ? 

« En tant que femme, j’ai toujours eu le faible pour cet accessoire mais le vrai « pourquoi » c’est seulement le fait que je ne trouvais pas de talons assez confortables. »

Concernant le choix du cuir : quels sont vos critères ? Vos fournisseurs sont-ils français ?

« Uniquement des cuirs italiens renommés pour être les meilleurs. On reconnaît tout suite un bon cuir dès qu’on le touche. Le grain du cuir est régulier, sans imperfections, sa douceur et souplesse donne une certaine sensualité au touché. Grâce à cette qualité, la chaussure s’adapte dès le premier instant aux pieds ! »

Quelles sont les contraintes de cette matière ? Est-elle fragile ?

« Absolument pas. Cela reste quand même une peau d’origine animale et elle est faite pour durer dans le temps. Bien sûr il faut aussi en prendre soin. »

Le cuir d’Italie est-il le meilleur sur le marché ?

« oui, absolument ! »

Où se situe votre atelier ? Travaillez-vous avec plusieurs ateliers ?

« À un certain moment, j’ai travaillé avec deux ateliers : un en Toscane et un autre plus vers Naples. Maintenant, je fabrique seulement dans un seul atelier. Mais je travaille également avec un autre atelier pour la fabrication des boîtes. J’ai la chance de pouvoir faire mes petites quantités aux cotées des celles de Maisons de luxe.  En tout cas, j’ai un rapport très proche et respectueux avec mes artisans. Pour eux, c’est un travail en famille, d’une génération à l’autre. »

De l’idée à la création des chaussures, il y a plusieurs étapes, parlez-nous de celles-ci. Etes-vous épaulez par des professionnels, si oui lesquels ?

« Tout d’abord, je pense aux types de modèles que j’aimerai créer, puis je les dessine. Souvent, je visite l’atelier en amont, pour voir avec l’artisan qui suit ma production les modèles que j’envisage, les formes qu’ils ont déjà, les cuirs etc. Il y a également 1 à 2 semaines de réflexion avant d’envoyer tout en production ».

Quelle est votre pièce préférée de la collection ? Pourquoi ? 

« Je dirai une paire de sandales rouge à nœud devant. C’est la première version des actuelles Rachele. Cela représente l’esprit FIORE DE LUCA : féminin, bohème et sensuel. »

Fiore_De_Luca_sandales_italiennes.jpg

Est-ce difficile de créer une collection ?

« Tout dépend de ses expériences de base et de sa façon de travailler ! Il faut connaître le marché sur lequel on vend, le type de clientèle, ce qu’elle recherche et surtout quel est le style de la marque. Alors oui, tendance ou pas, il faut s’adapter un peu à tout en trouvant son canal. C’est un mix de deux travails : le styliste qui connaît les tendances et l’acheteur qui sait ce qui va se vendre le plus. »

Parlez-nous des choses qui vous inspire pour vos créations

« C’est un mélange entre l’art et les femmes dans leur quotidien. Quand je pense au quotidien, aux milles endroits par où on passe. La femme doit se sentir bien en faisant milles choses par jour. La métropole aussi, car on mets ce type de chaussures plutôt en ville. »

• Si vous deviez définir en 1 MOT votre marque ce serait lequel ? 

« Passion »

FIORE DE LUCA est-elle rentable ? Vous permet-elle de dégager un salaire/revenu mensuel ? 

« C’est un sujet sur lequel je préfère ne pas me prononcer. Être rentable après un an car entre temps j’ai du piloter de business model, c’est bien plus qu’ambitieux. Se faire connaître, monter une marque ça prend du temps. Les coûts dans la publicité sont énormes au début alors même si on dégage du CA il vaut mieux investir et développer la marque. Le plus important est de tenir la promesse faite avec ses produits alors là oui, ça promet. »

Des projets futurs ou en cours ? 

« Je m’intéresse beaucoup à d’autres sujets comme l’investissement et également au développement personnel. Sans doute il aura d’autres projets dans le futur. »

Où pouvons-nous retrouver vos chaussures ?

« Uniquement sur la boutique en ligne Fioredeluca.fr et elles peuvent être essayées sur rdv uniquement sur Paris. Pas de vente non plus sur marketplace ! »

Exposez-vous dans des salons professionnels ? 

« Non, ce n’est pas dans la stratégie de développement. Aux salons professionnels se rendent surtout les retailers qui veulent acheter des grosses quantités pour remplir leurs boutiques. »

Entre l’idée de créer la marque et le lancement de l’entreprise, il s’est passé combien de temps ? 

« J’ai eu l’idée alors que j’étais encore en entreprise. Pour ne pas me précipiter, j’ai travaillé sur l’idée pendant 1 an. Je le faisais pendant le weekend pour savoir si vraiment j’étais autant passionnée où c’était juste une idée pour m’échapper au salariat. Quand j’ai compris que c’était « l’idée » j’ai tout suite démissionné. Alors en 6 mois j’avais tout lancé : une première production et le site en ligne. »

escarpins_talon_carré.jpg

Pourquoi crée sa propre marque : une envie personnelle d’entreprendre ? Est-ce que vous avez été soutenue par votre famille ? Avez-vous parler de ce souhait à vos proches ?

« Entreprendre c’est pour moi vivre pleinement sa vie. Trouver sa mission et faire de chaque jour un souvenir. Faire ce qu’on aime et se battre pour réaliser nos rêves. Quand on se rend compte de nos vraies capacités, qu’elles sont illimitées on se rend compte qu’il ne faut pas perdre son temps à bosser pour les rêves des autres. »

« Le manque de ne pas trouver des chaussures à talons assez confortables. Ma famille qui vit en Italie m’a toujours soutenu de là-bas bien sûr. Avant de me lancer, je parlais déjà à tout mon entourage de cette idée. Cela la rendait encore plus réelle. »

Comment trouver le bon concept et se différencier de la concurrence ? 

« Se différencier : c’est chercher sa propre histoire. Comme par exemple : une italienne à Paris qui en ayant le Nevrome de Morton a décidé de créer des talons confortables. Puis, trouver son style, son petit plus ! Créer une expérience d’achat unique. Laisser un effet « whow » sur celles qui les reçoivent. Et puis, si la personne reste fidèle, ça promet bien. »

Avez-vous été aidée pour trouver la bonne image de marque, ligne éditoriale ? Travaillez-vous avec une agence spécialisée ? 

« Non, j’ai toujours su comment j’aurais aimé que ça soit l’image de la marque. C’est une identité qui vient de moi, de mes yeux et de ma fantaisie. »

Est-ce difficile de trouver le bon atelier ? Comment et au bout de combien de temps l’avez-vous trouvé ?

« Oui, ce n’est pas évident surtout quand on veut produire peu de quantités. Mais le fait d’aller sur place, d’être italienne et de leur présenter le projet, de la façon la plus authentique : ça m’a bien aidé. J’avais trouvé le premier atelier au bout de 2/ 3 mois de recherche. »

Comment avez-vous géré la logistique, faites-vous appel à une entreprise externe ? 

« La logistique c’est interne. »

escarpins_portées.jpg

Le site web a-t-il été créé dès le lancement de la marque ?  Avez-vous fait appel à un professionnel pour le créer ? Comment trouver le bon hébergeur ?  

« Oui , le lancement de la marque a été fait avec le lancement du site web et la première version a été crée par un développeur web. Puis, j’ai eu envie d’avoir la main et de suivre de plus près le site, alors j’ai construit moi même une autre version quelques mois plus tard. C’est la version actuelle. »

Parlez-nous des étapes administratives qui ont parmi de lancer la marque (INPI, RCS, Business plan, statut…) Est-ce des procédures longues ? Avez-vous été aidée pour les réaliser ?

« Il y a beaucoup de structures qui aident les entrepreneurs dans cette étape mais pour ma part j’ai préféré le faire toute seule. J’avais déjà la base depuis l’école. J’ai commencé par une étude de marché et un business plan pendant 3 mois. Puis, le choix de statut et dépôt de la marque. Sur internet on trouve toutes les infos nécessaires à chaque cas donc ce n’est pas si difficile de se débrouiller. Personnellement, je n’ai pas trouvé cette étape trop longue. »

Comment avez-vous lancer votre marque : financement participatif ? aide de la famille, fonds personnels ?   

« Uniquement mes économies. »

Pour la comptabilité, comment gérez-vous ? Est-ce qu’un professionnel vous aide ? Utilisez-vous un logiciel ?  

« Oui j’utilise un logiciel. Pour l’instant, je m’en sors bien mais je vais surement prendre un professionnel le jour où ça dépassera un certain seuil. »

Comment avez-vous trouvé le bon statut juridique ? Autoentrepreneur, SAS … ?

« Au début j’ai voulu faire simple, alors comme j’étais aussi la seule dans le projet, j’ai opté pour l’entreprise individuelle. »

Parlez-nous de l’autoentrepreneuriat : est-ce facile de nos jours en tant que femme ? Y a-t-il des aides, des associations ? 

« Je pense que ça n’a pas été plus facile qu’aujourd’hui de se lancer en tant que femme ! Il existe beaucoup de structures qui aident les gens ayant envie de se lancer, jeunes/femmes ou étrangers. Pour les femmes, il y a aussi des dispositifs spéciaux comme le programme Boost’her chez HDSI que j’ai suivi aussi. »

Racontez-nous un peu vos anecdotes et premiers pas dans la création de la marque jusqu’au lancement de la première collection … !

« Oh oui , je vous raconte le moment où j’ai changé de business model. C’était 4 mois après le lancement de la marque. J’ai été contactée par un des magazines de mode les plus connus qui voulait exposer mes créations sur leur marketplace. Ils avaient une page dédié à l’achat des produits dont ils parlaient dans les articles. Sauf qu’il fallait avoir un stock et à l’époque, moi j’étais seulement en pré-commande. Je fabriquais uniquement le produit qu’on achetait quelques semaines à l’avance. Pour ne pas perdre une telle occasion, j’ai dit oui sans réfléchi, signé le contrat et je me suis lancée dans la production. Sauf que deux mois plus tard, le groupe de ce magazine avait été racheté, le marketplace a fermé et je me suis retrouvée avec une production en stock. Grâce aux personnes autour de moi, dès qu’elles les voyaient et essayaient les modèles, elles craquaient tout de suite, alors j’ai compris qu’il me fallait changer de business model. C’est l’hiver 2018 que j’ai basculé sur une petite quantité en édition limitée. »

escarpins_rouges_talon.jpg

Selon vous, comment une marque doit communiquer aujourd’hui ? Avec quel support média et sur quels points (valeurs marques, …) ?  

« Etre présente sur les réseaux sociaux c’est primordial aujourd’hui mais chaque marque doit choisir son canal, là où sa communauté est présente. Puis, je pense qu’il vaut mieux avoir sa propre stratégie de communication bien définie. Je crois que communiquer sur l’ensemble de la marque, son histoire/ la transparence de la production / les coulisses etc : c’est essentiel quand on débute. En tant que consommateurs, on s’attache plus à une vraie histoire / un visage qu’à seulement des beaux produits. »

Que pensez-vous des influenceuses ?

« Tout dépend de l’influenceuse en elle-même, si c’est quelqu’un de sérieux avec une communauté plus ou moins engagée et qui fait du bon contenu. C’est un plus pour la notoriété de la marque ! »

Des conseils à donner aux futures entrepreneuses ? Y a-t-il un âge pour entreprendre selon vous ? 

« De se lancer le plus tôt possible. Une fois lancée on regrette seulement de ne pas l’avoir fait avant. Tous les âges sont bons, peut importe l’expérience que l’on a. Tout s’apprend ! »

L’entrepreneuriat c’est un ascenseur émotionnel, vous en pensez-quoi ?

« Pour mieux gérer cet ascenseur, il faut se développer aussi personnellement. Plus on a la maîtrise sur nous même, moins on souffre les up and down. Un projet tient la route en fonction du « mindset » de l’entrepreneur. Tous les événements qui ne se passent pas comme ils devraient, c’est parce que c’est mieux ainsi. »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :